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Brassens ou la liberté

catalogue de l’exposition "Brassens où la liberté"

De : Clémentine Deroudille et Joann Sfar
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à l’occasion du trentième anniversaire de la mort de Georges Brassens (1921 - 1981), la cité de la musique a réalisée une exposition évènement. C’est en 2011 et l’expo était orchestrée par Clémentine Deroudille et Joann Sfar. Deux ans plus tard j’emprunte le livre très séduisant édité pour prolonger l’exposition.

Du bel ouvrage

Articulant intelligemment une biographie très complète avec des illustrations, des photographies, des reproductions de manuscrits et de la bande dessinées, l’ouvrage est plaisant. Faussement fouillis, on parcours la vie de Brassens avec autant de plaisir que les planches de BD de Joann Sfar (vous savez, le “chat du Rabbin”.

J’ai appris beaucoup de choses sur Brassens dans ce livre et l’une des parties les plus intéressantes concerne ses influences littéraires et poétiques, sa technique d’écriture et son vocabulaire. Des citations étonnantes émaillent le texte de Clémentine Deroudille. Avec celle qui suit, on comprends un peu mieux le côté intemporel du texte de ses chansons :

« Je ne suis pas un type qui écrit comme au XVIIIè, j’écris comme aujourd’hui. Alors j’emploie des vocables qui sont un peu tombés en désuétude parce que j’aime cela. J’ai le goût des choses antiques. Il y a bien des gens qui achètent de vieilles lanternes et qui me reprochent de parler de fontaines dans mes chansons, il y en a qui mettent leur télé dans des meubles XVIIIè siècle et qui me reprochent de parler de puits... Le mot “ordinateur” ne peut pas entrer dans une de mes chansons, je ne veux pas qu’il y rentre, mais je ne sais pas pourquoi. “Satellite”, “spatial” non plus. Je peux parler de la lune, j’en ai beaucoup parlé, mais la lune des poètes, pas celle des astronautes. J’aime beaucoup les moteurs, mais ce n’est pas un mot pour mes chansons. »

Quelques lignes...

La poésie l’accompagne partout et tout au long de sa vie. Elle est au cœur de son œuvre. C’est donc tout naturellement qu’il met en chansons certains poèmes qu’il aime. Le premier sur lequel Brassens travaille est Paul Fort (1872 - 960). élu “prince des poètes”, Paul Fort publie de 1922 à 1958 Les ballades françaises, source inépuisable pour le jeune Brassens. Il les lit, souligne, reprend leurs vers et naturellement les transforme en chansons. Georges Brassens ne fréquente pas du tout le milieu intellectuel parisien. Ses copains, ils les rencontre à l’impasse ou à la fédération anarchiste. Il sera fier de rencontrer Paul Fort et se liera d’amitié avec le vieil homme.

En 1952, il enregistre le poème Le petit cheval. On raconte qu’un soir la fille de Jacques Grello avait du mal à retenir Le petit cheval, qu’elle devait réciter le lendemain en classe. Brassens qui se trouvait chez eux, prit alors sa guitare, trouva des accords et se mit à chanter. Le poème sera ainsi le premier poème enregistré par Brassens qui avait totalement omis de demander la permission au poète, mais celui-ci, pourtant très célèbre, s’en trouva fort flatté et reçut le jeune chanteur chez lui à deux reprises.

Le lundi 18 mars 2013, par Tom Peyssoux
Modification de l'article le : 18 mars 2013.

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