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Dix rêves de pierre

Nouvelles de Blandine Le Callet

De : Blandine Le Callet
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Blandine Le Callet, utilise comme point de départ de ses nouvelles, des épitaphes découvertes au gré des ses déambulations dans les cimetières et les musées. Chaque nouvelle s’achève par la reproduction du texte qui figure sur la pierre tombale qui a inspirée l’histoire.

L’auteur nous amène ainsi dans des univers très différents, à la rencontre de personnages dont le destin ne fait guère de doute. De la Rome antique, du moyen âge ou du 21è siècle, chaque époque a sa propre façon d’envisager la mort, en relation avec les mœurs et les croyances de l’époque.

Sa gardant de toute morbidité, les nouvelles sont même assez légères et ne pèseront pas sur vos humeurs. La contrepartie c’est que cette légèreté est un peu la limite du recueil car toutes les épitaphes ne laissent pas un souvenir impérissable. C’est un exercice de style plaisant, partant d’une bonne idée, mais qui m’a semblé un peu moins soigné que La ballade de Lila K. Si je devait garder une seule épitaphe de ces nouvelles cependant, ce serait celle-ci : ’Maman, tu as semé la zizanie entre tes enfants, repose’, ça claque non ?

Quelques lignes...

À la mort de son père, il a quitté Vesonito pour venir vivre ici : la ville est prospère, et le travail ne manque pas, avec tous ces richards qui se font construire des villas sur la colline du forum ou dans les environs. Des négociants en vin, en huile ou en saumure, comme Secondianus, des fabricants d’outres ou d’amphores, des bateliers de la Saône ou du Rhône… pleins aux as, mais pas au point de pouvoir se bâtir des palais tout en marbre de porphyre. Alors, ils font appel à lui pour orner leurs maisons de colonnes doriques ou corinthiennes, de moulures et de frises, de sphinx et de masques : un joli décor de stuc pour le petit théâtre de leur vanité, qu’un peintre viendra ensuite rehausser de panneaux aux couleurs clinquantes et de savants trompe-l’œil - l’illusion sera parfaite !

Depuis plus de six ans qu’il est ici, il a eu le temps de se faire une réputation : il croule sous les commandes ; il gagne sa vie, en tout cas, bien assez. De toute façon, l’argent n’a jamais été une priorité. Il n’a pas besoin de cela pour se sentir important et heureux.

Le mardi 4 mars 2014, par Angelina
Modification de l'article le : 4 mars 2014.

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