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J’aurais voulu être quelqu’un de bien

Xavier Seyracq

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Deuxième roman de Xavier Seyracq, J’aurais voulu être quelqu’un de bien

Marco reprend contact avec son ami d’enfance après le décès du père de celui-ci. Les obsèques leur donnent l’occasion de retrouver Clermont-Ferrand, où ils vivaient quelques années plus tôt. Ils y retrouvent aussi Faby, la fille qui leur faisait tourner la tête. Pour le narrateur, c’est un retour vers des années heureuses mais c’est aussi le commencement d’une trajectoire tragique. Un titre prémonitoire en somme. (Je tairai le reste).

Le narrateur m’a fait un peu penser à Meursault le héros de Camus. mais pour tout dire, je suis restée un peu étranger au livre. Les personnages secondaires manquent d’épaisseur et semblent exister par rapport au parcours du narrateur, pour le justifier, et lui permettre d’atteindre le dénouement, mais tout le monde a l’air un peu artificiel dans cette histoire. C’est peut être voulu d’ailleurs, car assez en accord avec la psychologie du narrateur. Mais ça m’a gêné et tenue à distance de l’intrigue.

L’ami d’enfance par exemple : c’est un gros bloc de gentillesse, sans aucun morceau de mauvais sentiments dedans. Du coup on pense à Obélix (enfin moi, c’est l’image qui m’est venue). Et alors là, zou... Patatras ! le roman devient immédiatement moins crédible. Dommage ! Avec quelques réglages ici ou là, et des personnages plus riches et nuancés, ça m’aurait plu.

ps : C’est l’auteur qui m’a envoyé son livre. Merci à lui

Quelques lignes...

Sortis en plein air, nous appréciâmes aussitôt de pouvoir dégourdir nos jambes endolories. Le soleil était toujours présent, les filles légèrement vêtues. Clermont était une belle ville dans nos cœurs. Autour de la place de Jaude, les terrasses des cafés étaient animées. Éreintés par nos recherches dans la ville, nous nous installâmes à l’intérieur d’un bar. L’atmosphère était fraîche et reposante. Je m’enfonçais dans le confort de la banquette souple. Il y avait peu de clients à l’intérieur. Ils avaient préféré la terrasse ensoleillée.
“ C’est drôle cette vie, dit Jean-Luc mélancolique, à croire parfois que le passé n’a jamais existé.
- il est surtout passé à jamais.
- Oui, mais s’il a bien existé, on devrait pouvoir en trouver des vestiges.
- Des traces comme quoi ?
- Je ne sais pas moi... Ce serait bien de revoir quelque chose qui prouve son existence. Regarde cette ville, nous y avons vécu quand même !
- Y’a notre mémoire et c’est tout, je crois.
Ouais... C’est triste que rien ne subsiste... on devrait pouvoir conserver les bons moments dans une boite de Pandore. On avance pour rien au bout du compte.
- Tu voudrais attacher un instant comme un animal ou l’économiser comme de l’argent sur un compte ? Le temps ne donne que des intérêts négatifs... Faut pas l’épargner ! “
Ce que j’appréciais toujours autant chez mon ami, c’était ces moments de dialogue teintés de philosophie de comptoir. J’aimais ces instants empreints de mélancolie où je sombrais dans ses délires ? J’écoutais les locutions simples qui sortaient de son esprit quand son moral vacillait. Dans la vie, il y a des courbes et des lignes droites ! Cela paraissait simpliste comme citation mais tellement profond et vécu quand il l’annonçait emphatiquement dans une conversation.

Le samedi 16 février 2013, par Angelina
Modification de l'article le : 20 février 2013.

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