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Le bruit de tes pas, de Valentina D’Urbano

éditions Philippe Rey

De : Urbano Valentina
Traduit par : Nathalie Bauer
Titre original : Il rumore dei tuoi passi
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Révélée par un concours d’écriture, puis repérée par la presse et quelques libraires, le bruit de tes pas a été sélectionné dans plusieurs prix littéraires, et cela ne me surprendrait pas qu’il en gagne quelques-uns.

L’agence de presse qui s’occupe des éditions Philippe Rey, m’a envoyé un premier roman au titre un peu… comment dire ? Fade : “Le bruit de tes pas” que ça s’appelle...

ça ne casse pas trois pâtes à un canard, n’est-ce pas ? Et bien il ne faut pas trop se fier au titre. Ce livre mérite de faire plus de bruit que ça. J’ai adoré ; Il m’a beaucoup impressionné ce premier livre.

Béatrice vit dans un quartier à l’abandon ou personne en travaille ni ne va à l’école, mais elle grandit dans une famille stable et équilibré. Ce n’est pas le cas d’Alfredo, dont le père alcoolique rosse ses enfants chaque soir. Pour éviter les coups, Alfredo se réfugie chez Béatrice qui habite juste en dessous.

Le destin d’Alfredo sera tragique. On le comprends dès le début puisque le premier chapitre raconte d’une façon très forte l’enterrement d’Alfredo. Béatrice la narratrice reviendra ensuite sur leur quinze années d’amitié et d’amour communes, en reprenant toute la narration depuis leur enfance et leur rencontre.

Le premier chapitre donc m’a complètement happée ; dès les premières pages, j’ai su que j’irais jusqu’au bout du livre. Ce sont des pages terribles où la tristesse est perceptible dans le commentaire de Béatrice mais, on ressent également une colère immense à l’encontre d’Alfredo. Avec des mots très dur, elle lui reproche, d’être mort, d’avoir été faible et sans volonté.

"Non, Alfredo était un crétin. Il n’a été qu’un imbécile de sa naissance jusqu’à sa mort. Et quand il a crevé, il n’a pensé à rien, il ne s’en est probablement même pas aperçu."

Et tout le roman est à l’image de ce premiers chapitre, bien construit, jouant beaucoup sur l’ambivalence des sentiments. Les personnages sont tous très convaincants. Ils disent blanc alors qu’il pensent noir, mais évoluant dans un environnement si dur et sauvage, qu’il laisse peu de place aux sentiments simplement exprimés. Valentina D’Urbano a un talent certain pour décrire un destin tragique dans un environnement pathétique et sans que cela soit exagérément triste. En deux mots : Poignant mais pas trop ; la bonne formule.
Pour moi, c’est un coup de cœur !

Quelques lignes...

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Le vendredi 20 septembre 2013, par Angelina
Modification de l'article le : 20 septembre 2013.

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