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Le journal de Polina Jerebtsova

Une adolescente tchétchène

De : Polina Jerebtsova
Traduit par : Véronique Patte
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Une adolescente de 14 ans a tenu son journal à Grozny durant le second conflit entre les factions russes et tchétchènes. Un récit dur et humain, qui dépeint la Russie sous un jour terrible.

Lorsque la seconde guerre débute en Tchétchénie, Polina est âgée de 14 ans ; et à 14 ans, Polina a déjà connu deux guerres. Durant ce conflit, Polina occupe son temps libre à rédiger un journal intime, comme le font souvent les petites filles. Mais le journal de Polina, par ce qu’il nous raconte de la guerre a valeur de document.

La publication de ce document en Russie a d’ailleurs valu quelques supplémentaires à Polina : menacée, elle a du se réfugier en Finlande. “Les uns disaient que je leur avais ouvert les yeux sur la réalité du conflit, les autres estimaient que je déshonoraient l’armée russe. On m’a menacé verbalement, physiquement…” [1]

Outre les bombardements, les deuils, les soucis d’argent et d’approvisionnement, c’est aussi la méfiance des voisins parce que sa maman est russe. Et puis il y a les blessures, les éclats d’obus dans la jambe. Seule avec sa maman, il faut pourtant traverser Grozny, pour trouver de quoi vivre.

Une chose touchante dans son récit, c’est que le tableau n’est totalement noir. Bien sur la vie est rude, mais Polina, comme les jeunes filles de son âge, n’oublie pas de tomber amoureuse, d’aimer la poésie et le karaté ; bon pour le karaté, on me signale qu’il y a des jeunes filles que ça n’épanouie pas, ok.

Bref, des mots d’enfants pour une jolie leçon de vie, et qui nous rappelle que notre chance de vivre dans un pays prospère et en paix.

Le livre contient une préface par Anne Nivat.

Quelques lignes...

Mardi 20 juin 2000

Notre immeuble détruit, qui tient à peine debout, s’est de nouveaux rempli. C’est la deuxième fois que nos voisins reviennent si nombreux. Ils ont apporté des affaires, des produits que les associations humanitaires leur ont donnés dans les camps de réfugiés. Certains y ont assez bien vécu, ils ont été nourris et blanchis, comme on dit. Les vêtements étaient fournis au poids… Les réfugiés avaient droit à de la viande !!!

Il y a huit jours, des voisins du premier étage sont réapparus : Noura et son fils cadet, Rezvan, le menteur de service. Avec eux, il y a aussi l’amie de Noura, Khava, qui a soixante-trois ans.

La serrure de notre porte a aussitôt été forcée. On l’a réparée tant bien que mal.

Il faut que je fasse mon passeport tant qu’il nous reste un peu d’argent…

À part ça rien de nouveau. Dans la journée, j’ai vu un gars en uniforme militaire, un gantamirovets. Il ressemblait à Djinn. Après l’avoir regardé attentivement, j’ai compris que je faisais erreur.

Boudour

Le lundi 28 octobre 2013, par Angelina
Modification de l'article le : 28 octobre 2013.

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