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Le rabaissement

le 30ème livre de Philip Roth

De : Philip Roth
Traduit par : Marie-Claire Pasquier
Titre original : The humbling
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Simon Axler était autrefois un acteur à succès, l’un des plus grands en son temps. Mais ayant atteint la soixantaine d’années, il perd brusquement confiance en lui ; Incapable de jouer juste, il se couvre de ridicule chaque soir en jouant encore plus faux que lors de la représentation précédente. Sur un pente dépressive, il échoue finalement dans un hôpital psychiatrique.

Durant son internement, il fait la connaissance de Sybill, qui lui confiera la raison de sa présence dans l’hôpital : son mari abuse de sa fille et Sybill, sidérée par cette découverte n’a rien su faire pour protéger son enfant. Après avoir recueillit la confidence de Sybill, Simon prend conscience qu’il n’aura pas la force de se tuer, mais cela va le remettre sur la bonne voie. De retour chez lui, il fait la rencontre de Pegeen, qui est en pleine séparation d’avec son amie (qui a décidé de devenir un homme pour de bon). Désemparée, elle tombe dans les bras de Simon qui retrouve ainsi une seconde jeunesse et des raison d’espérer.

Autant le dire de suite, le roman de Philip Roth ne m’a guère emballée. Si le texte est concis, l’intrigue l’est aussi et je l’ai ressenti comme un prétexte à évoquer la fin de vie, le dernier amour et la déchéance d’un vieil homme. Ce sont des thématiques dont on devine qu’elles sont très probablement présentes dans l’esprit de l’auteur. Mais le texte est sec, froid et sans émotion. C’est un compte-rendu factuel d’événements mais aucune émotion ne s’en dégage réellement. Comme le sujet est grave et triste, tout cela se coagule et donne une potion pathétique et amère, difficile à s’administrer. J’aime beaucoup Philip Roth habituellement, mais là, je suis passée un peu à côté… tant pis.

Quelques lignes...

Cela ne passait pas. Il était incapable de jouer. La façon dont il savait, autrefois, capter et retenir l’attention du public ! Et maintenant il redoutait chaque représentation, il la redoutait toute la journée. Toute la journée, il était hanté par des pensées qui ne lui étaient jamais venues jusqu’alors avant une représentation : Je ne vais pas y arriver, je ne serais pas capable de le faire, ce n’est pas un rôle pour moi, j’en fais trop, ça sonne faux. Je ne sais même pas comment entamer ma première réplique. Et pendant ce temps-là, il essayait de meubler les heures en multipliant les préliminaires qui lui paraissaient indispensables : Il faut que je revoie ce monologue, il faut que me repose, il faut que je fasse un peu de gymnastique, il faut que je revoie ce monologue. Quand il arrivait au théâtre, il était épuisé. Et redoutait d’entrer en scène. Il voyait se rapprocher de plus en plus le moment où ce serait à lui de jouer, et qu’il savait qu’il en serait incapable. Il attendait que la liberté lui vienne, et que le moment prenne corps, il attendait d’oublier qui il était pour entrer dans son rôle. Au lieu de quoi il était là bras ballants, complètement vide, jouant comme un acteur qui ne sais plus où il en est. Il ne savait pas donner et il ne savait pas garder pour soi ; il n’avait pas de fluidité et il n’avait pas de retenue. Jouer consistait, soir après soir, à tâcher de s’en tirer le moins mal possible.

Le samedi 14 septembre 2013, par Angelina
Modification de l'article le : 14 septembre 2013.

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