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Contact

« Quelque part, quelque chose d’incroyable attend d’être connu. »

De : Carl Sagan
Traduit par : William Desmond
Titre original : Contact
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Ellie Arraoway est une astronome spécialisée dans l’étude des ondes radios émises par les étoiles. Engagée dans le programme de recherche d’une vie extraterrestre, elle devient directrice d’une station d’écoute basée au Nouveau-Mexique.

Alors que les multiples télescopes qui composent sa station scrute le ciel méthodiquement à la recherche d’une preuve d’intelligence, Ellie défend son programme devant des bureaucrates qui trouvent que l’argent public pourrait être mieux utilisé ailleurs. C’est alors que la pérennité du programme semble compromise que les ordinateurs s’affolent. Le système d’écoute vient de recevoir un message contenant un schéma logique, composé de nombres premiers et qui provient d’une étoile située à 26 années lumières de la Terre, Véga.

Ellie se lance alors dans le décryptage du message. Les plus sceptiques se rendent à l’évidence, une vie extra terrestre existe et veut prendre contact avec l’humanité. Lorsqu’elle parvient enfin à déchiffrer le message des “Végans”, tout laisse à penser que ce que les humains ont reçu ce sont des plans pour construire une machine. Qu’est censé faire cette machine ? les scientifiques en sont réduits aux hypothèses les plus folles.

Les nations les plus développée se lancent alors dans un chantier titanesque pour réussir ce qui s’avère être un réel défi technologique. Mais la machine et la présence extraterrestre s’avère être un réel bouleversement religieux et philosophique pour des millions d’êtres humains.

C’est de ce point de vue que le livre est le plus intéressant, car Ellie, applique une rationalité scientifique à toute épreuve dans la conduite de ses recherches. Elle va se heurter de plein fouet aux tenants de diverses religions qui ont du mal accepter une telle remise en question des dogmes traditionnels sur la place de l’homme dans l’univers. Le livre fait la part belle à la philosophie et malgré quelques passages scientifiques un peu denses (en tout cas pour une béotienne comme moi), le livre est réellement passionnant et vous donnera de quoi méditer pendant longtemps.

Quelques lignes...

Les ténèbres vides et froides étaient maintenant derrière. Les impulsions se rapprochaient d’une étoile naine jaune ordinaire et avaient commencé de se répandre parmi la suite de mondes de cet obscur système. Elles avaient voltigé au-dessus de planètes faites d’hydrogène, pénétré des lunes de glace, ouvert des brèches dans les nuages organiques d’un monde congelé sur lequel commençaient à s’agiter les précurseurs de la vie, et balayé une planète dont le bel âge était passé depuis un million d’années. Puis les impulsions vinrent toucher une planète chaude bleu blanc, qui tournoyait sur elle-même avec la voûte des étoiles comme fond.

La vie existait sur ce monde, une vie extravagante en quantité et en variété. On y trouvait des araignées sauteuses sur les sommets glacés des plus hautes montagnes et des vers mangeurs de souffre dans les évents brûlants des plus de fractures qui couraient sur le fond des océans. On y trouvait des êtres qui ne pouvaient vivre que dans de l’acide sulfurique concentré, d’autres que ce même acide sulfurique détruisait : des organismes pour lesquels l’oxygène étaient un poison, et d’autres qui ne pouvaient survivre que dans l’oxygène, qui allaient jusqu’à inhaler ce gaz.

Une forme de vie particulière, dotée d’un certain niveau d’intelligence venait d’occuper récemment toute la planète. Elle avait lancé des avants postes au fond des océans et sur les orbites basses dans le ciel. Elle grouillait jusque dans les coins les plus reculés de ce petit monde. La limite qui séparait le jour de la nuit s’avançait en direction de l’ouest et, suivant ce mouvement, des millions de ces êtres s’adonnaient rituellement à des ablutions matinales. Ils se couvraient d’un manteau ou d’un dhooty ; buvaient des infusions de café, de thé ou de pissenlit ; se déplaçaient à bicyclette, en automobile ou en char à bœufs ; ils songeaient brièvement à quelques tâches scolaire, aux perspectives de plantation pour le printemps et au destin du monde.

Les premières impulsions du train d’ondes radio s’infiltrèrent à travers l’atmosphère et les nuages, touchèrent le paysage et furent en partie renvoyées vers l’espace. Tandis que la Terre tournait sur elle-même, des vagues d’impulsions successives suivirent qui submergèrent non seulement la petite planète, mais le système tout entier. Les mondes n’interceptèrent qu’une très faible portion de cette énergie ; la plus grande partie poursuivit son chemin sans effort, tandis que l’étoile jaune et son cortège de planètes s’enfonçaient, selon une direction tout à fait différente, dans les ténèbres opaques.

Le lundi 24 février 2014, par Angelina
Modification de l'article le : 18 février 2014.

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