Avec Cytheria, Charlotte Bousquet poursuit l’édification d’un monde qu’elle a commencé à créer avec son précédent roman, Arachnae. Si Cytheriae peut se lire indépendamment, les deux romans se situe dans le même univers, l’archipel des numinées, où les bas fonds sont sordides et l’élite décadente. L’archipel des numinées s’inspire beaucoup de la Venise médiévale, ce qui donne à cet univers un charme mystérieux et raffiné. On y trouve, tapis au fond des canaux des bêtes immondes et gluantes prêtes à se repaitre des imprudents qui s’en approchent.
Hors de l’aspect purement heroic-fantasy qui peut freiner les ardeurs des lecteurs ne faisant pas parti de la secte de ceux qui aiment ça, Cytheriae peut se lire comme une sorte de polar surnaturel. C’est même une belle porte d’entrée pour un genre de littérature qui ne fait pas l’unanimité, mais qui mérite un petit peu de curiosité. D’autant que Charlotte Bousquet écrit bien et qu’elle a su donner à son roman une atmosphère à la fois mystérieuse et raffinée.
Voir aussi : Matricia

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