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Darling Lilly

Michael Connelly s’encanaille

De : Michael Connely
Traduit par : Robert Pépin
Titre original : Chasing the dime
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Délaissant ses personnages habituels, Michael Connelly sort des sentiers battus dans cette intrigue sur fond de prostitution et d’industrie du porno. Pierce, le héros, s’installe dans un nouvel appartement suite à une rupture conjugale. Mais son opérateur téléphonique lui a attribué l’ancien numéro d’une prostituée très demandée. Et il figure sur un site internet... Les coups de fil pleuvent. Agacé, Pierce, cherche a rentrer en contact avec la jeune femme, sans se douter dans quoi il met les pieds.

Darling Lilly : L’intrigue

Henry Pierce, brillant scientifique passe le plus clair de son temps dans son labo. La société qu’il a fondé ambitionne de déposer un brevet sur une méthode médicale révolutionnaire, basée sur des nanomachines injectées directement dans le sang du patient. Michael Connelly sort ici des sentiers battus du crime affreux à Los Angeles pour fleureter avec un thème d’anticipation.

C’est alors qu’il s’installe dans un nouvel appartement et qu’on lui installe un nouveau numéro de téléphone, que l’intrigue débute. On lui a attribuer l’ancien numéro d’une prostituée. Après quelques recherches, Pierce se rend compte que le numéro figure sur un site internet ou des hôtesse recrutent leurs clients. Il est vrai que certains appels reçus par Pierce étaient un petit peu « étranges ». La curiosité de Pierce va être piqué à vif lorsqu’il se rend compte que la jeune femme ne donne plus signe de vie à son entourage et qu’elle semble avoir disparu. Cette situation le ramène à son passé, ou la sœur de Pierce qui vendait elle aussi ses charmes, a été tuée par un serial killer. Avec acharnement Pierce va se lancer à la poursuite de la disparue.

Ce que j’en pense

Particularité de ce roman par rapport aux précédents : le héros est un petit nouveaux, Harry Bosch, Michael Haller et les autres sont absents bien qu’on fasse quelques clins d’œil à Bosch durant l’enquête. Pierce, notre héros, est relié à l’enquête du dollmaker (cf la blonde en béton). On retrouve aussi une avocate qu’on avait déjà croisé dans wonderland avenue.

L’histoire est un peu farfelue. Connelly tire un peu fort sur la corde du passé du héros pour justifier ses motivations en début de romans ; Le héros aurait du changer de numéro, ce qui aurait bien plus simple pour lui que de se lancer dans une telle enquête pour retrouver cette prostituée. C’est en tout cas ce que j’imagine monsieur tout le monde aurait fait. Là non. Personnellement j’ai trouvé ça un peu gros, mais soit, on se laisse faire. Cette petite gène initiale étant dépassée, le roman est agréable et on retrouve un Michael Connelly sur de lui : Bien écrit, bon suspens, bon rebondissements, bonne intrigue. Honnête.

Quelques lignes...

L’ascenseur du labo descendait si lentement que, physiquement, rien n’indiquait qu’il bougeait. Observer les voyants lumineux au-dessus de la porte était la seule façon de le savoir. Il avait été conçu ainsi pour éliminer autant que possible les vibrations.
Car elles étaient l’ennemi principal. Elles faussaient les résultats et les mesures au labo. La porte s’étant ouverte lentement au sous-sol, Pierce sortit de la cabine. Il se servit de sa carte-clé pour ouvrir la première porte du sas, puis, une fois à l’intérieur, entra la combinaison du mois d’octobre sur le pavé numérique de l’autre porte. Qu’il ouvrit. Le labo se composait en réalité d’une suite de plusieurs petits laboratoires rassemblés autour de la pièce principale, aussi appelée « pièce de jour ». Pas de fenêtres dans ces labos et les murs en étaient isolés avec des copeaux de cuivre destinés à arrêter tous les bruits électroniques venant du dehors. Sur la face interne de ces murs les décorations étaient rares, se limitant à une série de planches encadrées sorties d’un album du Dr Seuss intitulé Horton Hears a Whot.
Le laboratoire de chimie était situé à gauche de la pièce de jour. Entièrement ( propre >, il servait à préparer, puis réfrigérer, les solutions contenant les interrupteurs moléculaires. On y trouvait aussi un incubateur destiné au projet Protée et appelé l’élevage de cellules.

A droite de la pièce de jour s’ouvraient le labo des câblages, ou « salle de chauffe » comme l’appelaient certains et, plus loin encore, le labo d’imagerie abritant le microscope électronique. Tout au fond, on tombait sur le laboratoire laser. La pièce était entièrement gainée de cuivre afin de renforcer la protection contre d’éventuels bruits électroniques. Le labo avait l’air vide, les ordinateurs étaient éteints et le poste de contrôle désert, mais il remarqua l’odeur familière du carbone en train de chauffer. Il r,vérifia le cahier de présence et s’aperçut que, s’il avait bien signé en entrant, Grooms ne semblait pas être ressorti. Il regarda par la petite porte en verre du labo des câblages. Personne. Il ouvrit la porte, entra et fut immédiatement assailli par l’odeur et la chaleur. Un nouveau lot de fils de carbone était en train de cuire dans le four sous vide. Grooms avait dû commencer l’opération, puis quitter le labo pour f,aire une pause ou aller chercher quelque chose à manger. Rien que de très compréhensible. L’odeur du carbone en train de cuire était insupportable.
Pierce quitta la pièce et referma la porte. Puis il gagna l’ordinateur le plus proche du poste de contrôle, y entra ses mots de passe et fit monter les données sur les tests d’interrupteurs que Grooms, il le savait, projetait de mener lorsque lui, Pierce, était rentré chez lui pour installer son téléphone. D’après l’ordinateur, Grooms avait procédé à deux mille tests sur un nouveau groupe de vingt interrupteurs.
Pierce se renversa en arrière dans son fauteuil et remarqua la présence d’une tasse à moitié pleine de café sur le comptoir près de l’écran. Le café était noir, il sur tout de suite que c’était la tasse de Larraby immunologiste attaché au projet Protée : tous les autres utilisateurs du labo prenaient du lait. Il se demandait encore s’il allait poursuivre les tests de confirmation des portails ou rejoindre l’imagerie pour y examiner les derniers travaux de Larraby lorsque son regard tomba sur le mur derrière les ordinateurs. Une pièce de dix cents y était scotchée. C’était Grooms qui l’y avait mise quelques années plus tôt. Plaisanterie, bien sûr, mais aussi solide rappel du but recherché. Parfois la petite pièce de monnaie donnait l’impression de se moquer d’eux. Roosvelt leur montrait son profil et regardait ailleurs, les ignorait.

Le mercredi 20 octobre 2010, par Angelina
Modification de l'article le : 23 juillet 2011.

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