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Fractures

Ne casse pas trois pattes à un canard

De : Franck Thilliez
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Gérard Collard m’avait donné envie de lire ce livre là avec son billet clippé, mais une fois le livre lu, je trouve qu’il a forcé la dose. « Franck Thilliez c’est Dieu » disait t’il… ben tiens ! Voilà une sentence un peu encombrante. Franck Thilliez c’est peut être le Dieu des libraires mais de mon côté je n’ai pas trop accroché à ses fractures.

L’intrigue

Alors qu’Alice Dehaene est suivie par un psychiatre, Luc Graham, Dorothée sa sœur jumelle est décédée dix ans auparavant refait surface. Son père est agressé chez lui mais prétend avoir voulu se suicider pour expliquer les deux coup de couteau qu’il se serait infligé dans l’abdomen. Et enfin la présence troublante de ce chemisier couvert de sang qu’Alice découvre dans sa douche, mais dont elle n’a pas le moindre souvenir ; tous ces éléments vont la mener sur de révélations en révélations.

Une histoire décevante

C’est ma deuxième lecture de Franck Thilliez (la troisième si on compte l’empreinte sanglante ou il a signé l’une des nouvelles ; voir aussi train d’enfer pour ange rouge). Je commence à cerner l’auteur. C’est un besogneux, qui manque un peu de grâce dans l’écriture, mais qui est extrêmement imaginatif et particulièrement pervers. Il n’ a pas son pareil pour mettre ses personnages dans des situations atroces. Mais c’est aussi son défaut. A vouloir trop bien faire, en poussant au delà du raisonnable une histoire déjà bien salement engagée, on se retrouve avec une construction ou rien n’est vraiment vraisemblable. Ce n’est pas nul, loin de là. Il y a des bonnes pages, une ambiance, et localiser l’intrigue dans le nord donne une touche exotique. Mais Dieu aurait fait mieux.

Quelques lignes...

Septembre 1982. Chatila, Liban.
La misère n’empêche jamais à la vie d’abonder. Hier, les enfants palestiniens couraient partout. Certains garçons s’asseyaient sur les ordures, face à l’ambassade du Koweit, et rêvaient de héros en brandissant des imitations de kalache ou de M 16. Aujourd’hui, le danger est dehors. Claude Dehaene rentre en catastrophe au rez-de-chaussée d’un immeuble de six étages. Il est hors d’haleine, ses objectifs leica et Canon se percutent dans son sac. À l’extérieur, les écoles de Sabra et Chatila sont vides, le ciel se grise des chasseurs-bombardiers qui survolent Beyrouth ouest à basse altitude. Dans cette ambiance de clameurs et de révolte, les immeubles s’effondrent.

Enfin à l’abri dans un logement insalubre, Claude caresse affectueusement la chevelure dense de Najat. À côté de ses frères ainés, la petite Palestinienne ne sourit plus. Sa mère, Malaka Abbas, masse les pieds arthritiques de son vieux père, assis dans un siège de voiture arraché. Trop souvent les victimes palestiniennes sont anonymes. Ici, elles ont un visage. Cette mère travailleuse sait un peu parler français, on l’enseigne dans les écoles de l’UNRWA.
- Ils cherchent les fedayin. Les Kataëb et les Israéliens barrent les routes avec des chars. Ils vont descendre ici. Tu dois te cacher. Vite !

Le mercredi 10 mars 2010, par Angelina
Modification de l'article le : 10 mars 2010.

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