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Le vent t’emportera

Intrigue bien ficelée

De : Jean-Marc Souvira
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Jean-Marc Souvira n’est pas n’importe quel auteur de polar, son premier métier c’est d’être commissaire divisionnaire à la police judiciaire. A la tête d’un service qui lutte contre la traite des êtres humains même. Il commence l’écriture par le scénario de “Go fast”, puis un premier roman remarqué : “Le magicien”.

L’intrigue

Le vent t’emportera est donc son deuxième roman. Le commissaire Mistral, déjà le personnage principal du Magicien, mène une enquête sur trois crimes atroces. Trois femmes sont retrouvées ligotées et lacérées selon le mode opératoire d’une série de crimes vieille de trois ans.

Gros problème ; La première fournée de crimes est réputée résolue, enquête bouclée. L’ADN est formel et le serial killer est en prison, alors que se passe-t-il ?

Pour ne rien arranger, on est en août 2003 et la canicule frappe la France. Les pompiers sont débordés, les morgues n’arrivent pas à stocker tous les corps. Les scènes de crimes sont couvertes de mouches et les pistes sont minces.

Un polar à offrir ?

Noël est en retard et vous voulez faire cadeau d’un livre, pas de problème, Le vent t’emportera est le livre qu’il vous faut ! Quelques arguments pour justifier ce conseil :

D’abord, c’est réussi car réaliste. On sent le vécu, on est pas dans les experts. Tout est plausible, crédible, admissible et vraisemblable. La morgue sent mauvais, comme les scènes de crime, les flics tournent de l’œil, vomissent et puis rentrent chez eux en essayant de garder les choses vues durant la journée aussi loin que possible du quotidien familial. Quand à Mistral, il est traumatisé par son enquête précédente et ne fait pas le fier au début du roman. Marrant comme de voir que quand c’est un commissaire qui écrit, tout paraît plus concret.

Ensuite le bad guy est bien fichu. La encore on y croit. Le type souffre de tocs et de maux de tête atroces, il souffre comme un damné et tout ça est très bien rendu dans son journal, qu’on découvre un chapitre sur deux (le chapitre suivant, c’est l’enquête de Mistral qu’on suit). On éprouve presque de la compassion pour le tueur. C’est honteux mais c’est bon.

La dernière raison d’adopter le livre de Jean-Marc Souvira, c’est la fin.
Elle est bien.
Elle vous plaira...

Quelques lignes...

Jeudi 7 août 2003

Mistral acheva la lecture de du bulletin météo que l’état major lui avait transmis dans son parapheur. Il se fit la réflexion que “la canicule s’aggravant n’allait pas faciliter le travail des enquêtes sur les morts”.

“Communiqué météorologique de presse de Météo France rédigé ce jeudi 7 août 2003. Poursuite de la canicule sur la France. L’air très chaud qui s’est installé sur la France se maintiendra durant les sept prochains jours (jusqu’au jeudi 14 août). Mis à part les régions littorales, où les températures peuvent s’abaisser localement du fait des brises marines, des températures très élevées continueront à régner sur le pays. Les températures minimales seront, sur de nombreuses régions, voisines ou supérieures à 20 degrés, atteignant localement 24 ou 25 degrés. Les températures maximales s’élèveront, elles, jusqu’à 36 à 40 degrés.”

“La persistance de cette situation, qui conjugue températures minimales et maximales élevées, est exceptionnelle et constitue un risque sanitaire pour les personnes sensibles (personnes âgées, personnes malades et nourrissons). Par ailleurs, même si des orages d’été isolés sont prévus, notamment sur le relief, il n’est pas prévu d’épisode pluvieux significatif sur le pays ; en conséquence, l’état de sécheresse persistera sur les nombreuses régions déjà concernées.”

Ingrid Sainte-Rose avait apporté des croissants, et il n’en restait plus un seul. Mistral en avait mangé un du bouts des lèvres, et bu trois ou quatre cafés, pendant qu’il lisait le bulletin météo et les rapport de la nuit. Calderone, Dalmate, Farias, Felix et Morin y avaient, en revanche, largement fait honneur. Il étaient assis autour de la table de réunion dans le bureau de Mistral. Les ventilateur tournait à plein régime.

Le samedi 29 décembre 2012, par Angelina
Modification de l'article le : 31 août 2013.

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