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L’Élégance du hérisson

Qui s’y frotte s’en pique

De : Muriel Barbery
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C’est l’un des phénomènes de la rentrée littéraire de septembre 2006. Depuis tout le monde m’en parle. J’ai décidé de me lancer et je termine bien l’année par ce joli roman, dans lequel il est question d’une concierge, d’une petite fille et d’un retraité japonais.

Tout ce petit monde vit dans un immeuble très parisien où les apparences sont trompeuses. Rue de Grenelle, ce n’est pas l’élite économique qui est la plus cultivée ; Les esthètes, les vrais, sont la concierge, l’adolescente et l’étranger.

Très bien écrit et dans un style assez soutenu, ce roman se présente sous la forme d’un double monologue intérieur. Renée, concierge dans un immeuble bourgeois, se fait passer pour une femme rustre et inculte alors que c’est une grande lectrice. Paloma, la petite cadette d’une famille bourgeoise, exerce son intelligente sur un journal intime où il est plus question de philo que de problème d’acné. Enfin, monsieur Ozu, retraité japonnais qui emménage dans l’immeuble, et qui va faire voler en éclats le fragile équilibre qui s’y est installé, par sa faculté à voir au delà des apparences.

Au fil des pages, mon intérêt pour l’intrigue s’est un peu émoussé, et le personnage de Paloma m’a semblé un peu plus faible que celui de Renée, mais de par son originalité, par son style et grâce au traitement des personnages, on passe un excellent moment avec ce hérisson.

3Mise à jour 29/04/20103
Malheuresement le film est raté

Quelques lignes...

Marx change totalement ma vision du monde, m’a déclaré ce matin le petit Pallières qui ne m’adresse d’ordinaire jamais la parole.

Antoine Pallières, héritier prospère d’une vieille dynastie industrielle, est le fils d’un de mes huit employeurs. Dernière éructation de la grande bourgeoisie d’affaires - laquelle ne se reproduit que par hoquets propr€es et sans vices -, il rayonnait pourtant de sa découverte et me la narrait par réflexe, sans même songer que je puisse y entendre quelque chose. Que peuvent comprendre les masses laborieuses à l’œuvre de Marx ? La lecture en est ardue, la langue soutenue, la prose subtile, la thèse complexe.
Et c’est alors que je manque de me trahir stupidement.
- Devriez lire I’Idéologie allemande, je lui dis, à ce crétin en duffle-coat vert sapin.

Voir en ligne : Son blog : muriel.barbery.net

Le jeudi 24 décembre 2009, par Angelina
Modification de l'article le : 29 avril 2010.

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