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La blonde en béton

Cycle Harry Bosch - Etape 3

De : Michael Connelly
Traduit par : Jean Esch
Titre original : The concrete Blonde
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Bosch se trouve au tribunal dans la position d’accusé, on lui reproche d’avoir abattu un tueur psychopathe présumé alors que celui ci était désarmé. L’inspecteur est sur de son coup, c’est bien le dollmaker qu’il a abattu. Aucun doute là dessus. Mais alors que le procès débute, on retrouve un nouveau cadavre grâce à une lettre qui a tout l’air d’avoir été écrite par le dollmaker lui même.

"Elle était dans le béton depuis au moins quatre ans."

Alors qu’il ne fait pas de doute pour Harry Bosch qu’en tuant Norman Church, il a également mis fin à la carrière d’un serial killer qui ciblait des prostituées, la veuve de Church attaque Bosch en justice. Rien pour elle ne prouve que son mari est bien le Dollmaker, et rien ne justifie non plus les méthodes employées par Harry Bosch et le fait qu’il ait tiré sur un homme nu et désarmé, après être rentré par effraction.

L’histoire se complique lorsque Bosch découvre qu’un nouveau crime a eu lieu et que c’est très vraisemblablement le dollmaker qui a fait le coup. Si Bosch ne s’est pas trompé, c’est impossible. Seulement voilà, Bosch doit se rendre à l’évidence, il a peut être commis une erreur. Il va devoir mener de front une enquête et un procès, et surtout trouver qui a coulé cette blonde dans une dalle de béton avant que l’avocate de la veuve n’apprenne que le dollmaker n’est peut être pas mort.

L’intrigue aussi est en béton

Michael Connelly signe ici un de ces meilleurs romans, bourré de rebondissements, il a de plus une construction originale : Le roman débute lorsque l’enquête de Bosch sur le dollmaker prend fin, et ce sont les suites judiciaires de l’affaire qui vont constituer l’ossature de l’intrigue alors que dans un roman traditionnel, l’aspect judiciaire passe logiquement à la trappe. Réussir à tirer une telle intrigue de cette phase judiciaire démontre l’envergure de Connelly et justifie son statut de stars du polar américain.

Quelques lignes...

La maison de silverlake était plongée dans l’obscurité, ses fenêtres aussi éteintes que les yeux d’un mort. C’était une vieille construction. « California Craftsman », avec une véranda vitrée et deux lucarnes encastrées dans la longue descente du toit. Mais aucune lumière ne brillait derrières les vitres, pas même au dessus de la porte d’entrée. En revanche, la bâtisse projetait autour d’elle une obscurité inquiétante que même la lueur du lampadaire dans la rue ne parvenait pas à percer. Un homme pouvait fort bien se trouver dans la véranda sans qu’il soit possible de le voir, et ça Bosch le savait.
- Vous êtes sur que c’est ici ? Demanda-t-il.
- C’est pas cette maison, répondit-elle. C’est derrière. Le garage. Avancez un peu, qu’on voit le bout de l’allée.
Bosch appuya légèrement sur l’accélérateur et la Caprice roula jusqu’à l’entrée de l’allée.
- Là, dit-elle.

Bosch immobilisa la voiture. Derrière la maison se trouvait effectivement un garage, avec un appartement à l’étage. Un escalier en bois montait sur le côté, une lumière était allumée au-dessus de la porte. Deux fenêtre éclairées l’une et l’autre.
Ok, fit Bosch.

Pendant un long moment, ils contemplèrent le garage. Bosch ne savait pas ce qu’il s’attendait à y voir. Rien sans doute. Le parfum de la pute empestant la voiture, il abaissa sa vitre. Il ne savait pas s’il devait ajouter foi aux déclarations de la fille. Ce qu’il savait, en revanche, c’était qu’il ne pouvait pas appeler de renforts. Il n’avait pas emporté sa radio, et la voiture n’en était pas équipée.

Le dimanche 13 septembre 2009, par Angelina
Modification de l'article le : 18 novembre 2009.

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