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La capitale du monde

suivi de "L’heure triomphale cle Francis Macomber"

De : Ernest Hemingway
Traduit par : Marcel Duhame et Marc Saporta
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Ce recueil se compose de deux nouvelles écrites par l’écrivain américain Ernest Hemingway. Initialement, ces nouvelles sont extraites du recueil Les neiges du Kilimandjaro et autres nouvelles . Deux nouvelles qui parlent de rêves brisés, amis aussi de courage. La première raconte l’histoire du jeune Paco qui arrive à Madrid avec le rêve de devenir torero. La seconde, celle que j’ai le plus aimé, raconte le safari d’un couple d’américains qui tourne mal.

La capitale du monde

Paco fraichement arrivé à Madrid se trouve de petits boulots pour assurer sa subsistance dans la capitale espagnole. Comme beaucoup de jeunes espagnols de son age, Paco souhaite plus que tout devenir torero. La tauromachie est une passion, mais aussi, on s’en rend compte en lisant cette nouvelle, un moyen de promotion sociale. Ernest Hemingway. Nous trace le portrait de cette jeunesse espagnole désœuvrée, pour laquelle les dorures des costumes de toréros est un fol espoir pour les lâches, mais qui est accessible aux braves. Alors qu’il travaille comme serveur dans une pension de famille, Paco fait la connaissance d’Enrique, qui connait un peu les rudiments du métier. Enrique a abandonné l’espoir de toréer à cause de sa peur du taureau. Devant la détermination de Paco, il décide cependant de lui enseigner les bases du métier.

L’heure triomphale de Francis Macomber

La seconde nouvelle nous transporte en Afrique où l’on suit le safari d’un couple de riches américains, guidés par un baroudeur qui emmène les touristes à la chasse aux lions, buffles, rhinocéros et autre grand gibier. Mais l’atmosphère entre les trois personnages va rapidement se déliter lorsque, aux prises avec son premier lion, Francis Macomber va faire preuve de lâcheté : fuyant devant un lion blessé, il va se dévaloriser aux yeux de sa femme et de tous les autres personnages. Meurtri et blessé il décidera de se racheter en tuant un buffle mais encore une fois il manque de courage et d’assurance. Ce n’est qu’à la tout fin de cette histoire tragique que Macomber découvrira ce qu’est le courage.

Quelques lignes...

La femme de Macomber ne l’avait pas regardé et lui ne l’avait pas regardée non plus : il s’était assis à côté d’elle à l’arrière. tandis que Wilson prenait place sur le siège avant. À un moment donné. il avait tendu le bras et pris la main de sa femme dans la sienne sans la regarder, rnais elle avait retiré sa main. En regardant de l’autre côté de la rivière les porteurs de fusils en train d’écorcher le lion. il se rendait compte que sa femme avait du être témoin de toute la scène. Pendant qu’ils étaient assis 1à, elle avait tendu le bras pour poser sa main sur l’épaule de Wilson : il s’était retourné, alors elle s’était penchée en avant par-dessus le dossier peu élevé et l’avait embrassé sur la bouche. « Eh bien, eh bien », fit Wilson, et son visage rouge cuit, sa teinte normale, devint cramoisi.
« M. Robert Wilson, dit-elle. Le beau M. Robert Wilson au visage rouge. » Ensuite elle se rassit près de Macomber et se détourna pour regarder par-delà le courant l’endroit où gisait le lion qui levait en l’air des avant-bras dénudés où saillaient les tendons sur les muscles blancs" et exhibait un ’, entre ballonné qui blanchissait à mesure que les Noirs détachaient la peau de la viande’ Finalement les porteurs de fusils apportèrent la peau, humide et lourde’ et après l’avoir roulé", ils la hissèrent avec eux en montant à l’arrière ; puis la voiture démarra’ Personne n’avait prononcé une seule parole avant l’arrivée au camp.

C’était là l’histoire du lion. Macomber ne savait pas ce qu’avait ressenti le lion avant de commencer à charger, ni pendant la charge, quand l’incroyable choc de la balle du 505, dotée d’une vitesse initiale de deux tonnes, s’était écrasée sur sa gueule, ni ce qui l’avait poussé à continuer d’avancer quand le deuxième claquement assourdissant lui avait broyé l’arrière-train et l’avait poussé, rampant, vers la chose explosante et fracassante qui l’avait détruit. Wilson avait son idée là-dessus, et ne l’avait exprimée que par les mots : « Un sacré lion ! » Mais Macomber ne savait rien non plus des sentiments de Wilson. Il ne savait rien des sentiments de sa femme, sinon que pour elle tout était fini entre eux. Sa femme en avait déjà eu assez de lui auparavant, mais cela ne durait jamais. Il était très riche, et allait l’être encore beaucoup plus, et il savait que jamais elle ne le quitterait, maintenant. C’était une des rares choses qu’il savait vraiment. Il savait cela, et puis des chose sur les motocyclettes - cela remontait à bien loin -, sur les autos, sur la chasse au canard, sur la pêche, truite, saumon et poisson de pleine mer, sur la question sexuelle dans les livres, beaucoup de livres, trop de livres, sur tous les sports de plein air, sur les chiens, pas beaucoup sur les chevaux, sur la façon de s’accrocher à son argent, sur la plupart des autres choses dont s’occupait le milieu qui était le sien, et sur le fait que sa femme ne le quitterait pas.

Le mardi 28 septembre 2010, par Angelina
Modification de l'article le : 28 septembre 2010.

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