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La submersion du Japon

Comment évacuer cent dix millions de japonais ?

De : Sakyo Komatsu
Traduit par : M. et Mme Shibata Masumi
Titre original : Nihon Chinbotsu
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Une île au large du Japon sombre dans les flots. Un géophysicien chargé d’étudier le phénomène conclut que le Japon sera englouti dans les dix mois.

Un classique de la science fiction japonaise

Alors que le japon s’enfonce peu à peu dans l’océan, suite à un immense séisme, toute la société japonaise se mobilise pour sauver ce qui peut encore l’être. Mais que sauver ? Comment faire ? Comme toute œuvre de science fiction réussie, le roman porte en lui une somme de réflexions fort intéressantes sur ce qui constitue l’identité nationale d’un tel pays. Ce qui frappe c’est le flegme et le détachement de l’auteur alors qu’il raconte le naufrage de son pays. Sans doute y a t—il matière à s’en inspirer ? Dans nos débats nationaux, il est certain que le ton est moins mesuré.

Quelques lignes...

Comme d’habitude, la gare centrale de Tokyo était bondée. Sa climatisation ne suffisait pas à atténuer la chaleur et les groupes de jeunes qui partaient vers la mer ou la montagne offraient aux regards des visages souillés, tout comme ceux des gens qui se hâtaient en
ce jour de la fête des morts pour aller assister aux cérémonies dans leur province d’origine. Tout en essuyant d’un revers de main la sueur de son menton, Onodera regardait alentour en grimaçant.

Il avait fait si froid à la saison des pluies qu’on se serait cru en mars mais, aussitôt après, une chaleur intense apparut soudain et, ces jours derniers, on avait invariablement plus de 35°C. Des gens tombaient malades à Tokyo et à Osaka, et même certains succombaient. A cette chaleur extraordinaire s’ajoutait l’habituelle pénurie d’eau jamais résolue. Il disposait encore de sept à huit minutes jusqu’à l’arrivée de son train. Le troquet où l’on servait du thé ne l’attirait pas. Il marcha sans but, se frayant un passage dans la foule. Tous ces corps lui semblaient de véritables chaufferettes ! Les travailleurs en manches courtes, les paysannes d’âge mur, massives, charriant d’énormes bagages, des adolescentes, forte en poitrine et en postérieur, toutes entassées, portant des pantalons corsaires ou des bermudas et des rubans de couleurs vives dans leurs cheveux.

Le lundi 19 avril 2010, par Angelina
Modification de l'article le : 7 juin 2010.

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