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Le collaborateur de Bethléem

Une enquête d’Omar Youssef

De : Matt Rees
Traduit par : Odile Demange
Titre original : The collaborator of Bethlehem
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"Tous les crimes relatés dans ce livre s’inspirent de faits réels survenus à Bethléem. Bien que les identités et certaines situations aient été modifiées, les tueurs ont effectivement procédé de la sorte et les victimes sont mortes ainsi." Voici la phrase introductive de ce premier roman ; elle fait froid dans le dos.

Omar Youssef, le héros de Matt Ress est un professeur d’histoire qui œuvre avec un grand dévouement pour instruire les enfants du camp de réfugiés de Deshaisha, près de Bethléem. L’idée que l’un d’eux puisse choisir la voie du martyr lui est intolérable. Le roman débute alors que le mari d’une de ses anciennes élèves est abattu par un sniper israélien. L’homme fait partie des brigades des martyrs d’Al-Aqsa et tout porte à croire qu’un palestinien l’a désigné au sniper israélien. Dès lors les habitants réclame que le traite soit puni. Or l’homme qui est arrêté est l’un des amis de Ben Youssef, un chrétien (ce qui n’arrange rien) et compte parmi ses clients des israélien (ce qui complique tout). Bref c’est le bouc émissaire idéal.

Une société gangrenée par la corruption

Ben Youssef va tenter de défendre son ami, mais ce n’est pas chose facile ; la police, totalement corrompue, préfère laisser mourir un innocent que de rechercher le coupable. Ne pas faire de vagues, telle semble être la maxime des forces de l’ordre. Par ailleurs la population réclame un coupable et l’intégrisme ambiant n’arrange rien au climat délétère qui règnedepuis qu’un traitre a été découvert chez les chrétiens. On le voit l’intérêt de ce livre n’est pas seulement dans l’intrigue, Matt Reese, ancien correspondant du Times à Jérusalem, porte un éclairage intéressant sur la faillite de l’autorité palestinienne et sur son incapacité à faire régner l’ordre. On le comprends, contrôler les militants les plus radicaux, alors qu’on peine à assurer une justice équilibrée et qui tient compte des droits de l’accusé, n’est tout simplement pas possible.

Mi polar – Mi reportage

Mais si Matt Rees dénonce la vacance du pouvoir côté palestinien, il n’épargne pas non plus l’armée israélienne, qui ne fait rien pour qu’émerge en Palestine un pouvoir capable d’assurer une paix civile. Il accuse aussi les brigades des martyrs d’Al-Aqsa de raqueter la population, de se servir d’elle comme bouclier, et d’avoir des pratiques quasi mafieuse. Matt Reese montre également, les difficultés des chrétiens, coincés entre les juifs et les musulmans. Bref, ce livre est plus qu’un polar, c’est pratiquement du journalisme maquillé de fiction, mai qui permet de bien sentir l’atmosphère des camps de réfugiés et de mettre le doigts sur la souffrance de ses habitants. Le cadeau bonus ? Et bien : c’est un bon polar.

Le vendredi 11 juin 2010, par Angelina
Modification de l'article le : 10 juin 2010.

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