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Le roi des mensonges

Un premier roman prometteur

De : John Hart
Traduit par : Philippe Rouard
Titre original : The king of lies
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Après un succès immédiat aux États unis, John Hart débarque en France avec ce thriller psychologique très abouti où il est question de rapport compliqués entre un père assassiné et de son fils.

Une histoire de famille

Jackson découvre que son père, disparu depuis quelques temps est mort assassiné. Deux balles dans la tête ont mis fin à une relation complexe entre ce père dominateur et son fils effacé et veule. Suspecté par la police, Jackson, pense à se dénoncer pour éviter la prison à sa sœur. Car il en est sûr, c’est elle qui a abattu leur père.

Ce drame familial parfaitement maîtrisé nous entraine dans une enquête ou la psychologie des personnages, et en premier du lieu celle du héros, est travaillée ; Jackson, avocat naïf et calquant ses choix sur la volonté de son père, ira de révélations en revelations en menant son enquête. Rejeté par sa sœur, quitté par sa femme, malmené dans sa vie professionnelle et principal suspect du meurtre de son père, Jackson semble s’enfoncer de pages en pages dans un puits sans fond. Jusqu’au dénouement, on souffre devant ce savoureux naufrage moral.

Quelques lignes...

J’ai entendu dire que la prison pue le désespoir. Foutaises. Elle pue la peur et rien d’autre : peur des gardiens, peur de se faire castagner ou violer par les détenus, peur d’être oublié par ceux qui vous ont aimé, avant de vous lâcher. Mais surtout la peur du temps qui passe et de toute cette obscurité s’amassant dans les recoins inexplorés de votre esprit. Tirer sa peine, dit-on ; ou encore faire son temps, mais j’ai assez trainé pour savoir ce qu’il en est : c’est le temps qui vous défait.

J’ai baigné pendant un bon moment dans ce parfum de prison, en compagnie d’un client qui venait de prendre perpète. Le verdict était couru d’avance, je le lui avais bien dit. Les preuves étaient accablantes, et le jury d’assises n’avait pas la moindre sympathie pour un bon à rien qui avait flingué son frère, parce que celui-ci lui disputait le contrôle de la télécommande. Aucun des douze jurés n’avait pris en considération que le gars était bourré comme un coing au moment des faits et qu’il n’avait pas eu l’intention de tuer. Pas un seul d’entre eux n’avait davantage estimé que le frère en question était un sale type, délinquant confirmé. Moi non plus d’ailleurs, je n’avais eu d’autre préoccupation que de lui expliquer ses droits, répondre aux questions légales qui seraient soulevées, et me tirer de là.

Le vendredi 15 mai 2009, par Angelina
Modification de l'article le : 1er décembre 2009.

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