Accueil > Polars, livre noir & thriller > Les Égouts de Los Angeles (The Black Echo)

Les Égouts de Los Angeles

Cycle Harry Bosch - Etape 1

De : Michael Connelly
Traduit par : Jean Esch
Titre original : The Black Echo
Partagez :

Obsédé par son passé de rats de tunnels, unité militaire chargée de sécuriser les galeries creusées par les vietnamiens durant la guerre du Vietnam, Harry Bosch fait sa première apparition. C’est le début d’une longue série d’enquêtes, de bisbilles avec sa hiérarchie, de doutes et de questionnements pour le héros récurent de Connelly.

Ténébreuse affaire

Un ancien compagnon d’arme de Bosch, drogué notoire, est retrouvé mort dans une canalisation avec une aiguille dans le bras. En rupture avec la société, il a apparemment élu domicile ici et les policiers qui le découvrent pensent de suite à une overdose de plus. Une affaire sans intérêt. Mais Bosch va rapidement sentir que quelque chose cloche, pour lui Billy Meadows a été assassiné.

Le début d’une saga

C’est dans ce livre d’une grande qualité, qu’on va découvrir pour la première fois l’inspecteur Bosch et son âme torturée, en proie à de nombreux démons. La défiance qu’il affiche face à sa hiérarchie menacera plusieurs fois sa carrière. Son expérience du Viêt Nam et sa relation a la violence le questionneront de livres en livres.

Outre son goût pour la bière et le jazz, Bosch se caractérise par une morale stricte où tout le monde compte ou personne ne compte, mais il use sciemment de moyen en marge et d’une violence pas toujours assumée, pour accomplir ce qu’il considère comme une mission. Il vit en symbiose avec sa ville, Los Angeles, qui le répugne mais qui lui donne sa raison de vivre, lutter contre ce qu’il y a de plus brutal et de plus barbare dans la société. Pour les amateurs de romans policiers, c’est un des livres qu’il ne faut pas manquer.

Quelques lignes...

Le jeune garçon ne voyait rien dans l’obscurité, mais ce n’était pas nécessaire. L’expérience et une longue pratique lui indiquaient que c’était du bon boulot. Joli et régulier. Sans à-coup, tout le bras qui bouge, en agitant doucement le poignet. Secouer la bille. Pas de coulures. Superbe.
Il entendait l’air s’échapper en sifflant ; il sentait rouler la bille. Ces sensations l’encourageaient. L’odeur lui rappela la chaussette dans sa poche, il songea à se faire un petit sniff. Non, après, peut être, décida-t-il. Il ne voulait pas s’arrêter maintenant, pas avant d’avoir terminé le tag d’un seul jet ininterrompu.
Mais soudain il s’arrêta... en entendant un bruit de de moteur par dessus le sifflement de sa bombe aérosol. Regardant autour de lui, il ne vit aucune lumière, à l’exception du reflet blanc argenté de la lune sur le réservoir et de la faible lueur de l’ampoule brillant au dessus de l’entrée de la station de pompage, au milieu du barrage.

Mais impossible de se méprendre sur le bruit. Un véhicule approchait. On aurait dit un camion. L’adolescent crut entendre le crissement des pneus sur la route de gravier qui contournait le réservoir. L’engin se rapprochait. Que venait-on faire par ici à 3 heures du matin ? Le garçon se releva, lança la bombe aérosol par dessus le grillage, en direction de l’eau, et l’entendit retomber dans les buissons avec un bruit sourd, trop court.

Le mercredi 26 août 2009, par Angelina
Modification de l'article le : 3 décembre 2009.

Votre point de vue


bouton radio modere priori

forum info modere

form pet message commentaire
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

    texte
forum lien hyper

forum page url

forum qui etes vous

Twitter de ce que je lis : http://twitter.com/cequejelis

Ce que je lis - blog littéraire est motorisé par Spip 3.0.17 [21515] associé à des squelettes spip Rizom


Création de sites internet professionnels - tarif création site internet