Accueil > Polars, livre noir & thriller > Lux Tenebrae

Lux Tenebrae

Assurément distrayant

De : Giacometti et Ravenne
Partagez :

Lux tenebrae de Giacometti et Ravenne navigue en eaux troubles, entre polar et ésotérisme. Si les mystères de la vie et de la mort vous questionnent, et si les expériences de mort imminente puis de retour à la vie vous fascinent, ce roman est pour vous.

Une intrigue à la Dan Brown

L’histoire est assez touffue, puisqu’elle mêle des protagonistes à deux époques différentes. On y trouve tout ce qu’il faut de franc-maçonnerie, de secrets jalousement gardés durant des siècles et de mystères pour vous tenir en haleine jusqu’à la dernière page. Ce n’est pas extraordinairement novateur, mais d’une indéniable efficacité.

L’histoire débute sur les pas d’Antoine Marcas, policier mais également franc-maçon, qui enquête sur un trafic d’œuvres d’art et d’antiquités égyptiennes. Lors d’une perquisition qui dégénère en bain de sang, il est touché à la tête. Déclaré cliniquement mort, il va pourtant revenir à la vie quatre heures plus tard.

Dans un autre espace-temps, 1500 ans avant notre ère, c’est l’histoire du pharaon Akhenaton que les auteurs nous content. Coupables aux yeux des prêtres de relations incestueuses, Akhenaton et sa sœur sont empoisonnés. Si elle meurt, pharaon revient à la vie alors que son sort semblait scellé. Suite à cet expérience, Akhenaton va lancer une réforme religieuse qui ne sera pas au goût du clergé : il impose à l’Égypte une conversion au monothéisme. Qu’a t’il vu alors qu’il était entre la vie et la mort ?

Quelques défauts mais agréable malgré tout

L’intérêt du bouquin réside surtout dans cette partie de l’histoire. On sent assez vite que malgré leurs expériences similaires, les révélations viendront plutôt de pharaon. La partie contemporaine de l’histoire vient de mon point de vue en faire valoir. Les auteurs peuvent ainsi temporiser en alternant les deux époques d’un chapitre à l’autre, sans donner trop de grains à moudre au lecteur. C’est un peu dommage, le livre aurait mérité que les auteurs étoffent l’enquête de Marcas, trop terne. Reste que le livre est agréable et distrayant malgré ce petit défaut.

Quelques lignes...

Dans la ruelle étroite, un enfant sortit en titubant d’un porche. Il marchait depuis quelques semaines et il avait hâte d’explorer le monde. Une flaque d’eau attira son attention. On y voyait l’image tremblante d’un bambin au ventre bombé, au pagne effrangé, aux cheveux hirsutes. Il s’écarta brusquement et faillit tomber à la renverse. Une charrette passait, attelée à un mulet. Un vieux paysan aux yeux presque clos transportait un chargement de roseaux séchés. Il huma l’air et son visage se crispa. De sa bouche édentée, un murmure angoissé sortit :
- L’odeur jaune

Et aussitôt, il s’arrêta. De sa main droite, il saisit une amulette, suspendue à son cou par un lacet de cuir. Il la massa longuement et tourna soudainement à gauche dans une venelle sombre qui se perdait dans le quartier des tanneurs.

La flaque n’intéressait plus l’enfant. Il trébuchait maintenant le long du mur. Lui ne sentait pas l’odeur. Ou plutôt, il en sentait dix, vingt... celle de la boue piétinée, de l’eau croupie, du crottin du mulet. Il leva les yeux pour s’orienter. Au fond de la rue, se dressait une porte monumentale encadrée de deux colonnes en brique. Au-dessus de l’entrée, trônait la statue d’Anubis, le dieu à tête chacal. La porte s’ouvrit et un homme sortit. L’enfant se figea contre le mur. L’inconnu portait une capuche dont l’ombre cachait son visage. Il marchait à grands pas. Sa main pendait négligemment sur son flanc comme un instrument oublié. Une main au bout de laquelle un sac rebondi se balançait.

Un appel monta du fond de la rue. L’enfant reconnut la voix de sa mère, mais ne bougea pas. Il était fasciné par cette ombre qui s’approchait. De ses yeux ébahis, il contemplait surtout la main, les doigts osseux, les ongles saillants... à nouveau l’appel retentit.

L’homme lâcha son fardeau. Une fosse, presque comble, s’ouvrait en bordure de la rue. Il y jeta le contenu du sac et repartit aussitôt.

L’enfant s’approcha. Il voyait une couleur, une couleur merveilleuse. Il se pencha, tendit la main...

Sa mère surgit en hurlant. Eupalinos, qui remontait la rue, hâta le pas. L’enfant, affolé, lâcha une forme rouge qui roula sur le sol. Surpris, Eupalinos la bloqua entre ses pieds.
Il baissa les yeux et recula aussitôt.
Un cœur Un cœur humain.

Le jeudi 24 février 2011, par Angelina
Modification de l'article le : 18 novembre 2012.

Réactions

  • visiteurs

    Lux Tenebrae

    - 28 février 2011 15-39

    A mon tour de commenter sur ton blog.
    Giacometti et Ravenne j’aime beaucoup, à dire vrai je suis très cliente des mystères de la franc maçonneries. Leurs livres se lisent bien et sont agréables et Antoine Marcas est un personnage auquel on s’attache facilement.
    C’est pas de la grande littérature certes, mais et tu as très bien résumé ça, c’est distrayant !!

    Clochette

    Réagir à cet article | Réagir à ce message

    • Lux Tenebrae

      par Angelina Jelis - 1er mars 2011 09-04

      Non, ce n’est pas de la grande littérature peut être, mais ce n’est pas grave. Un roman qui vous tient en haleine et avec lequel on passe un bon moment, c’est l’essentiel et je suis bien contente d’être tombée dessus. Les francs-maçons, les mystères de l’Égypte ancienne, les chambres secrètes des pyramides, ce sont des éléments qui fonctionnent toujours bien, et qui fascinent assurément.

      Réagir à cet article | Réagir à ce message

Votre point de vue


bouton radio modere priori

forum info modere

form pet message commentaire
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

    texte
forum lien hyper

forum page url

forum qui etes vous

Twitter de ce que je lis : http://twitter.com/cequejelis

Ce que je lis - blog littéraire est motorisé par Spip 3.0.17 [21515] associé à des squelettes spip Rizom


Création de sites internet professionnels - tarif création site internet