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Michael Connelly, La défense Lincoln

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  • Michael Connelly, La défense Lincoln :
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  • Michael Connelly, La défense Lincoln :
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Michael Connelly, La défense Lincoln

une histoire sans Harry Bosch

De : Michael Connely
Traduit par : Robert Pépin
Titre original : The lincoln lawyer
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Dans La défense Lincoln, Michael Connelly a créer une nouveau héros : Mickey Haller, un petit avocat crapuleux cynique et roublard. Habitué à défendre les récidivistes, Haller ne se pose pas de questions : Un bon client et un client qui paye, et un récidiviste et une client fidèle . Mais alors que lui échoit l’affaire Roullet, Michael Haller y voit l’affaire qui va le rendre riche. Mais à quel prix ?

Dans La défense Lincoln, Michael Connelly a créer une nouveau héros : Mickey Haller, un petit avocat crapuleux cynique et roublard. Habitué à défendre les récidivistes, Haller ne se pose pas de questions : Un bon client et un client qui paye, et un récidiviste et une client fidèle . Mais alors que lui échoit l’affaire Roulet, Michael Haller y voit l’affaire qui va le rendre riche. Mais à quel prix ?

Richissime mais accusé d’avoir défiguré une prostituée, qu’il projetait de violer et de tuer, Louis Roulet, choisi contre tout attente notre héros pour le défendre ; il clame son innocence mais choisit Michael Haller pour le défendre. étonnant. Haller est plutôt habitué à défendre les tocards sans le sous, mais sont rarement innocents. Pour Haller cette affaire sent le jackpot. Seulement voilà, Roulet est plus coupable qu’il en a l’air et le choix de son avocat n’est pas le fruit du hasard. Que cache Louis Roulet ? Les premiers indices tendent à montrer qu’il n’y est pour rien et qu’il serait le pigeon d’une machination ; son attitude reste pourtant trouble.

Connelly réussit à rendre le personnage de Haller sympathique malgré sa prétention, sa suffisance, sa roublardise et son manque évident de scrupule. L’appât du gain le pousse à défendre n’importe qui, accusé de n’importe quoi. Son indéfectible énergie le sauve pourtant et permet de ne pas s’appesantir sur ces défauts. Au final l’identification au héros reste possible, ce qui n’était pas évident sur le papier.

Connelly réussit aussi un bouquin sans fioritures ni effet de manches, sans poursuite en voitures, sans déverser des litres d’hémoglobines. A une époque où la surenchère d’actions et de rebondissements règne en maitresse, c’est appréciable. Comme dans ses autres livres, la solution vient du dossier. C’est en se l’appropriant que ses héros réussissent à résoudre les énigmes. Un pur petit jeu d’observation et de reflexion.

Enfin et surtout, l’intérêt du livre tient dans l’écosystème dans lequel le héros se débat. On reste à Los Angeles et on l’explore à fond. D’abord journaliste, Connelly est un fin connaisseur du système judiciaire et policier de l’État de Californie. Dans ses ouvrages il en décortique les rouages, et nous en dévoilent les us et coutumes d’une façon passionnante. Les polars de Connelly suintent le réalisme. C’est bien sur moins spectaculaire qu’une fiction pure, mais c’est ce qui fait tout le sel de ses livres.

Quelques lignes...

En regagnant le centre-ville, je tombai sur un bouchon au col de Cahuenga. J’en profitai pour travailler dans ma voiture et donnai des coups de fil en essayant d’oublier ce que Maggie McPherson m’avait dit sur mes qualités de père. Mon ex avait raison et ça faisait mal. J’avais trop longtemps fait passer mon travail avant ma fille. C’était quelque chose que je me promettais de changer. J’avais juste besoin de temps et d’argent pour pouvoir ralentir. Je songeai que Louis Roulet allait peut-être me donner les deux. Tout au fond de ma Lincoln, je commençai par appeler Raul lrvin, mon détective privé, afin de l’avertir d’un rendez-vous possible avec Roulet. Je lui demandai un compte rendu d’enquête préliminaire sur l’affaire, histoire de savoir ce qu’il pourrait trouver. Levin avait pris sa retraite anticipée du LAPD, où il avait encore des contacts et des amis qui lui rendaient service de temps en temps. Lui aussi devait avoir sa liste de gens à soigner pour Noël. Je lui dis de ne pas passer trop de temps sur ce boulot avant que je sois sûr de m’être attaché Louis Roulet en qualité de client payant. Ce que C. C. Dobbs m’avait dit en face à face dans le couloir du tribunal n’avait aucune valeur. Je ne considérerais tenir l’affaire qu’au moment où je recevrais le premier chèque. Après ça, je m’enquis de savoir où on en était dans d’autres dossiers, puis je rappelai Lorna Taylor. Je savais que les trois quarts du temps le courrier lui était livré avant midi. Elle m’informa qu’il n était arrivé rien d’important. Chèques ou courriers des tribunaux, rien ne requérait mon attention immédiate.
- As-tu vérifié pour la mise en examen de Laura Larsen ? Lui demandai-je.
- Oui. Ils risquent de la garder jusqu’à à demain pour un examen médical. Je grognai. La justice n’a que quarante-huit heures pour inculper quelqu’un après son arrestation et l’amener devant un juge. Repousser la comparution de l,aura au lendemain pour cause d’examen médical signifiait qu’elle devait être sous l’emprise de la drogue. Ce qui aurait expliqué qu’elle soit en possession d’une certaine quantité de cocaïne lorsqu’elle s’était fait arrêter. Cela faisait au moins sept mois que je ne l’avais pas vue. Sa dégringolade avait dû être rapide. La frontière délicate qui sépare l’individu qui maîtrise sa consommation de drogue et celui que la drogue tient en son pouvoir avait été franchie.
- As-tu trouvé le nom du procureur ?
- Leslie Faire, me répondit-elle. Je grognai une deuxième fois.
- Génial, ça, tiens ! Bon, bien… Je vais aller voir ce que je peux faire. Je n ai rien d’autre avant que Roulet me rappelle. Leslie Faire - et elle n’avait rien de fair-play - était un procureur pour qui faire un cadeau à un accusé ou lui accorder le bénéfice du doute consistait à lui offrir de la mise en liberté surveillée - en plus d’une peine de prison.
- Mick, quand vas-tu enfin comprendre pour cette femme ? reprit Lorna en parlant de Laura Larsen.
- Comprendre quoi ? lui demandai-je alors que je savais très bien ce qu’elle me répondrait.
- Elle te fait ramer chaque fois que tu dois t’occuper d’elle. Elle ne décrochera jamais de ce style de vie et tu peux déjà te dire qu’à partir de maintenant, chaque fois qu’elle fera appel à toi, ça sera pour du doublé. Toutes choses qui sont parfaites, sinon que tu ne lui demandes jamais de fric. Ce qu’elle avait voulu dire par du n doublé, ? Elle avait parfaitement compris qu’il y avait désormais toutes les chances pour que des accusations de trafic de drogue viennent doubler celle de prostitution. Et elle s’inquiétait de voir que cela signifiait plus de travail pour moi, sans plus de revenus au bout du compte.
- Sauf que le barreau exige que tous les avocats aient quelques affaires en pro bono, Lorna. Tu sais bien que…

Le jeudi 7 octobre 2010, par Angelina Jelis
Modification de l'article le : 7 octobre 2010.

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