Cet article a été imprimé sur : http://www.ce-que-je-lis.fr/les-hommes-proteges

Les hommes protégés

Un bon cadeau pour la fête des pères ?

mercredi 9 juin 2010

Un étrange virus décime la population masculine des Etats-Unis, ce qui amène les femmes à occuper tous les postes à responsabilité de tous les échelons. Même la maison blanche est occupée par une femme. Les hommes ayant pratiquement disparus, c’est de fil en aiguille une société matriarcale et oppressante qui se met en place.

Les rapports hommes femmes inversés

Pour protéger les quelques mâles survivants, les femmes les parquent dans des camps, à l’abri d’une contamination ; Le narrateur est l’un d’eux ; C’est aussi le chercheur qui a réussit à identifier la maladie et qui est chargé de trouver un vaccin. Il se rendra compte petit à petit que la mouvance au pouvoir à Washington est globalement dans une tendance radicale féministe et qui ne voit pas d’un bon œil les efforts fournis pour enrayer l’épidémie. Le pouvoir central américain dérive doucement vers une dictature matriarcale ou les hommes passent du statut de protégés vers celui d’esclaves. Pourchassés, emprisonnés voir même violés. Un nouveau code de la famille est promulgué qui déchoit les pères de tous leurs droits et qui rétablit la polygamie, mais à l’avantage des femmes cette fois.

Une double critique

On l’aura compris, la bonne idée du livre c’est d’inverser complètement la situation et de chambouler en profondeur l’équilibre hommes /femmes en opérant un brusque retour de balancier au profit des dernières. L’enchainement et si logique et implacable, qu’on est même surpris que ce thème ne soit pas plus abondamment exploité dans la littérature ou le cinéma.

J’imagine ce qu’un homme pourrait ressentir à la lecture de roman... Il n’y a probablement pas de quoi aimer les femmes ! En tout cas, rien qui devrait inspirer une confiance aveugle entre les sexes. Ceci dit, Robert Merle a pris grand soin de rester mesuré et s’il donne à penser aux hommes, il y a dans son livre également matière à méditer pour les femmes. Mine de rien, l’auteur fait une critique assez forte sur les mouvements féministes, notamment les plus radicaux.