Cet article a été imprimé sur : http://www.ce-que-je-lis.fr/la-nuit-des-temps

La nuit des temps

René Barjavel

vendredi 2 juillet 2010

Je terminerais ma participation à ce concours par un conseil de lecture sur le fabuleux livre de science-fiction de René Barjavel, le nuit des temps. L’histoire commence en Antarctique, où une équipe de scientifique français mettent au jour une étrange sphère, en effectuant des carottages.

Cette sphère est enfouie si profondément que la France demande aux autres nations de lui prêter main forte pour pouvoir extraire la sphère de la glace. L’épaisseur de glace est si importante que l’on arrive à déterminer que l’objet est enfoui depuis plusieurs milliers d’années. Lorsque on arrive enfin à atteindre la sphère et à l’ouvrir, on découvre à l’intérieur un homme et une femme, Eléa et Païkan, encore en vie.

Grâce à un appareil de télépathie, les scientifiques parviennent à pénétrer les souvenirs de la femme qui leur fait partager ses souvenirs ; Les scientifiques découvrent alors une terre bien différente de celle que nous connaissons. Composée uniquement de deux continents, le Gondawa et le Enisoraï. Au travers de l’histoire des personnages, le lecteur découvre le destin de ces deux continents. Mais il faut que je m’arrête là, car sinon je risque de dévoiler toute l’histoire.

J’avais beaucoup aimé cette histoire de civilisation perdue, utopique dans sa définition quasi idéale, où les hommes sont beaux et intelligent dans le Gondawa, violents et expansionniste dans le Enisoraï. C’est un peu basique et cela ressemble à la Californie qu’on nous présente dans les séries télévisées, mais, Barjavel sait y ajouter du une petite touche de mystère. Les civilisations terriennes du passé sont paradoxalement plus évoluées que celles qui nous sont contemporaines. Pourquoi ont-elles disparues, pourquoi n’en n’avons pas eu connaissance, pourquoi n’ont-elles laissé aucune trace ?

Le résumé peut laisser penser que le livre est simplet, que c’est de littérature pour ados dont il est question, d’autant une bluette est au cœur de l’intrigue, pourtant il n’en est rien. C’est de la très bonne science fiction. Celle des auteurs philosophes comme Bradbury, qui font souvent plus réfléchir que les auteurs de romans classiques.