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Darling Lilly

Michael Connelly s’encanaille

samedi 23 juillet 2011

Délaissant ses personnages habituels, Michael Connelly sort des sentiers battus dans cette intrigue sur fond de prostitution et d’industrie du porno. Pierce, le héros, s’installe dans un nouvel appartement suite à une rupture conjugale. Mais son opérateur téléphonique lui a attribué l’ancien numéro d’une prostituée très demandée. Et il figure sur un site internet... Les coups de fil pleuvent. Agacé, Pierce, cherche a rentrer en contact avec la jeune femme, sans se douter dans quoi il met les pieds.

Darling Lilly : L’intrigue

Henry Pierce, brillant scientifique passe le plus clair de son temps dans son labo. La société qu’il a fondé ambitionne de déposer un brevet sur une méthode médicale révolutionnaire, basée sur des nanomachines injectées directement dans le sang du patient. Michael Connelly sort ici des sentiers battus du crime affreux à Los Angeles pour fleureter avec un thème d’anticipation.

C’est alors qu’il s’installe dans un nouvel appartement et qu’on lui installe un nouveau numéro de téléphone, que l’intrigue débute. On lui a attribuer l’ancien numéro d’une prostituée. Après quelques recherches, Pierce se rend compte que le numéro figure sur un site internet ou des hôtesse recrutent leurs clients. Il est vrai que certains appels reçus par Pierce étaient un petit peu « étranges ». La curiosité de Pierce va être piqué à vif lorsqu’il se rend compte que la jeune femme ne donne plus signe de vie à son entourage et qu’elle semble avoir disparu. Cette situation le ramène à son passé, ou la sœur de Pierce qui vendait elle aussi ses charmes, a été tuée par un serial killer. Avec acharnement Pierce va se lancer à la poursuite de la disparue.

Ce que j’en pense

Particularité de ce roman par rapport aux précédents : le héros est un petit nouveaux, Harry Bosch, Michael Haller et les autres sont absents bien qu’on fasse quelques clins d’œil à Bosch durant l’enquête. Pierce, notre héros, est relié à l’enquête du dollmaker (cf la blonde en béton). On retrouve aussi une avocate qu’on avait déjà croisé dans wonderland avenue.

L’histoire est un peu farfelue. Connelly tire un peu fort sur la corde du passé du héros pour justifier ses motivations en début de romans ; Le héros aurait du changer de numéro, ce qui aurait bien plus simple pour lui que de se lancer dans une telle enquête pour retrouver cette prostituée. C’est en tout cas ce que j’imagine monsieur tout le monde aurait fait. Là non. Personnellement j’ai trouvé ça un peu gros, mais soit, on se laisse faire. Cette petite gène initiale étant dépassée, le roman est agréable et on retrouve un Michael Connelly sur de lui : Bien écrit, bon suspens, bon rebondissements, bonne intrigue. Honnête.