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Le siècle bleu

Un roman pour ados, naïf et charmant

dimanche 18 novembre 2012

Jean-Pierre Goux signe avec le siècle bleu un roman de science fiction un peu naïf mais pas désagréable du tout. Sur fond de péril climatique et dans un futur proche, américains et chinois se disputent la lune et ses gisements d’hélium 3, une matière première précieuse et quasi absente de la surface de la terre.

Je qualifiais plus le roman de Jean-Pierre Goux de naïf car les personnages y sont binaires. voir très binaires. D’un côté le président américain n’est que la marionnette de riches industriels et financiers. Cette partie de l’échiquier est composée de vils méchants pas beaux, sans foi ni loi, comme il se doit. Ils ne reculent devant aucune bassesses (détruire la fusée chinoise, sacrifier des astronautes innocents, dé-crédibiliser à coup de propagande des opposants). De l’autre bord, des militants écologiques, en bon gentils qui se respectent, sont d’une moralité irréprochable. Ça ressemble un petit peu à star wars, à la force et à son côté obscur non ?

Bref, pour revenir à l’histoire, les américains projettent donc de détruire la fusée chinoise avant qu’elle ne touche le sol lunaire. Pour ce faire, ils envoient en douce sur la lune un laser et un militaire qui seront chargés de cette basse besogne. Manque de chance, tout explose sauf la fusée chinoise et la base américaine est réduite en purée. Seul un astronaute s’en sort...

Pendant ce temps, sur la terre, nos sympathiques écologistes mènent des actions vigoureuses pour sauver des dauphins, des pandas, et toute sorte de bestioles. Dirigés par un néo-chaman adepte de champignons hallucinogènes. Ils se sont structurés dans une organisation qu’ils nomment Gaïa, et cultivent le secret et la prudence. Insuffisamment toutefois, puisque le président américain, pour couvrir la boulette du rayon laser, a l’idée de mettre l’explosion de la base lunaire sur le dos de Gaïa, en les faisant passer pour des terroristes.

Comment vont-ils laver leur honneur et démontrer la vilénie du président et des ses complices ? Vous le saurez en lisant ce roman. En le faisant vous verrez que même si l’histoire est un peu simplette, on se laisse faire avec plaisir. Il est bon parfois de se sentir redevenir ado (j’imagine que le roman a été écrit pour eux, non ?!). A l’heure où le printemps revient, c’est charmant. En tout cas, même si ce ne sera pas le roman de l’année, j’ai passé un bon moment avec le siècle bleu.