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Los angeles river

Cycle Harry Bosch - Etape 10

mardi 16 octobre 2012

Lorsque Terry McCaleb décède dans des conditions étrange, sa veuve demande à Harry Bosch de mener l’enquête. De son côté, Rachel Wailling reçoit l’appel qu’elle redoutait depuis longtemps déjà, le poète, le tueur le plus retors qui soit vient de réapparaitre.

Alors que Harry Bosch, devenu détective privé enquête sur la mort de McCaleb, (le héros de créances de Sang), Rachel Wailling (une des protagoniste du poète) reçoit nommément un message bien étrange. Il s’agit d’un GPS de navigation. Mais au lieu d’indiquer des coins de pêche, les coordonnées mémorisées dans l’appareil mènent en plein désert, à mi chemin entre Los Angeles et Las Vegas, et permettent de mettre au jour un vrai charnier. Sur le GPS, on retrouve également les empreintes du poète, l’un des tueurs les plus réussit de Connelly. L’auteur a donc réunit les personnages emblématiques qu’il a mis un dizaine d’années à créer et à faire évoluer dans un roman orchestre enthousiasmant.

Où on en termine avec McCaleb

Le premier à faire les frais de la confrontation est McCaleb, défiguré par Eastwood dans une mauvaise adaptation cinématographique de Créance de sang (film régulièrement taclé par Connelly), le héros est condamné dès les premières pages du livre. Il meurt d’un crise cardiaque, le cœur greffé six ans plus tôt le lâche lors d’une sortie en mer. Sa femme soupçonne quelque chose lorsqu’elle découvre qu’une partie des médicaments anti-rejets de son mari sont en fait des placebos.

Harry Bosch rempile

La veuve de McCaleb, craignant qu’on la soupçonne d’avoir tué son mari, car elle est bénéficiaire de son assurance vie, demande à Bosch d’enquêter discrètement sur le décès. Devenu détective privé Bosch accepte et découvre que son ami enquêtait en dilettante sur une demi douzaine d’hommes, disparus dans des conditions étranges.

« Il a refait surface. Il est revenu. »

En parallèle, Rachel Wailling, agent du FBI, ostracisée en plein Dakota suite à sa relation avec le journaliste Jack McEvoy (cf le poète) , reviens en grâce au sein du bureau. Le poète ne s’adressant visiblement qu’a celle qui avait failli le tuer quelques années plus tôt, il n’y a de toute façon pas tellement d’option permettant de se passer d’elle.

L’heure du bilan

Cette réunion au sommet, n’est pourtant pas aussi ambitieuse qu’elle en a l’air. Connelly à décidé de s’amuser avec ses héros et le fait sans prétention. L’intrigue n’est pas le point fort de ce roman, les actions du poète et sa relation avec McCaleb sont peu motivées, voir complètement bâclées. Cette impression est renforcée par une fin vite expédiée. C’est un peu dommage avec de tels protagonistes, surtout pour un auteur dont le talent à peindre la psychologie d’un personnage est réel.

Si ça tient la route malgré tout, c’est plutôt grâce au bilan proposé par Connelly, aux références à ces précédents ouvrages, à la sensation qu’on est arrivé à l’aboutissement d’une œuvre.