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Une année sous silence

dimanche 18 novembre 2012

Depuis le suicide de sa femme, Paul Miller tourne en rond dans son petit appartement. Une année sous silence de Jean-Paul Dubois, c’est l’histoire d’une lente glissade qui paradoxalement fait du bien, malgré la tristesse du propos.

Après « Hommes entre eux » et « Les accommodements raisonnables », je retrouve avec plaisir Jean-Paul Dubois pour un roman paradoxalement désabusé et rafraichissant.

Une année sous silence

Après le suicide de sa femme, Paul Miller, quitte la maison qu’il avait construite de ses mains et dans laquelle sa femme s’est immolée. Ayant trouver un petit appartement, il trompe l’ennui et la solitude en épiant ses voisines sur lesquelles il fantasme. Paul Miller semble hésiter entre retisser quelques liens où se retirer dans une solitude complète. C’est finalement vers une lente glissage qu’il se dirige. Au final c’est dans un mutisme quasi complet que Paul va rester durant une année. Il occupera cependant ce temps à harceler un prêtre défroqué ce qui donnera lieu à quelques épisodes rocambolesques.

Triste mais drôle

Jean-Paul Dubois a beaucoup de talent lorsqu’il s’agit de décrire une dépression en y mettant ce qu’il faut d’humour et de causticité pour rendre son histoire plaisante. Bien sur, ce n’est pas très joyeux, mais le livre offre de bons passages propre a réjouir tout anticléricaliste qui se respecte, tant le prêtre libertin qui vit à coté de chez Paul est tourné en ridicule.
Pour le style, il reste propre et précis, bâti de phrases courtes et incisives qui composent la patte incomparable de Jean-Paul Dubois.



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