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La transcendante

Dans les pas de Nathaniel Hawthorne

De : Patricia Reznikov
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Après l’incendie de son logement, Pauline est plongée dans un quotidien bien sombre. Au delà des meubles et des souvenirs, il y a aussi les brûlures sur sa peau et surtout les blessures de l’âme. L’incendie n’a épargné qu’une chose : un livre. La Lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne

L’appartement est à présent en réfection et donc inutilisable. Pour s’occuper, presque sans but, Pauline part à Boston sur les traces de Nathaniel Hawthorne et de sa Lettre écarlate. De là elle débute un voyage peuplé de rencontres farfelues, au premier rang desquelles se trouve Georgia ; vieille excentrique, professeure de Littérature qui prendra Pauline sous son aile et lui fera visiter la ville et la région.

Je ne connaissais pas du tout Patricia Reznikov avant que son service de presse m’envoie ce livre, mais j’ai le sentiment d’avoir fait une bonne découverte. Le roman est érudit sans nullement prendre le lecteur de haut. Si vous n’y connaissez rien en littérature américaine, vous ferez avec Pauline un petit tour instructif sur les transcendalistes, un mouvement romantique américain dont les membres sont considérés aujourd’hui comme des classiques.

De plus la balade n’est pas ennuyeuse pour un sou, les personnages sont suffisamment loufoques pour faire oublier le petit cours de littérature. Patricia Reznikov trouve le bon dosage pour faire passer des connaissances sans en avoir l’air. On s’ennuie pas du tout, et on dont on s’instruit à peu de frais, sans y penser. Pas mal ! Mais en plus, le roman donne envie de lire l’ouvrage de Nathaniel Hawthorne ou d’autres de ses contemporains, Melville, Thoreau ou Emmerson.

La transcendante est donc un roman qui s’est donné des objectifs ambitieux et les moyens de les atteindre. Un joli tour de force que je recommande avec vigueur.

Quelques lignes...

- So dit-elle, rabattant ses lunettes, le bras pointé vers le bâtiment, voici le Boston Athenæum. Il a été fondé au début du XIXe siècle par les membres de la Société d’anthologie. Il s’inspiraient de celui de Liverpool et voulaient créer un lieu où on pourrait trouver des livres sur tous les sujets, des galeries de peintures et de sculptures, un laboratoire de chimie, un cabinet de curiosités et une collection de numismatique. Ce bâtiment a été conçu spécialement et inauguré en 1849, juste à l’époque où Hawthorne écrivait La lettre écarlate. Qu’est-ce que vous dites de ça !
- Euh… formidable…
- à l’époque, seuls les membres qui payaient une souscription étaient admis. Hawthorne y a souvent travaillé. à présent, c’est ouvert au public. Il y a de grandes salles de lecture sous de hauts plafonds et les collections d’art ont disparu, déménagées au musée de Beaux-Arts. Il n’y a plus que des livres.
- Merveilleux, j’en suis ravie. Vous ne trouvez pas qu’il commence à faire très chaud ?
- Si. Un ice tea et une visite au cimetière s’imposent.
- Au cimetière ?
- Oui. Le Granary Burial Ground. il y a de l’ombre.

Le jeudi 5 décembre 2013, par Angelina
Modification de l'article le : 5 décembre 2013.

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